Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /Mai /2009 16:34
 Après avoir contacté quelques journalistes, les premiers articles pointent leur nez démontrant l'absence du prétendu consensus autour du rapport Darrois auquel on voudrait nous faire croire.

Voici l'article en question paru dans l'édition de ce jour (11 mai 2009) n°927:

La résistance au rapport Darrois s’organise sur Internet !

Une poignée de juristes d’entreprise exerçant à Paris, en province et même outre-Manche, réunis au sein d’un Collectif de défense des juristes d’entreprise, vient de lancer un blog baptisé « Darrois, commission désarroi ». Son but consiste à dénoncer les dangers du projet de statut d’avocat en entreprise.

« Beaucoup de juristes d’entreprise se laissent aveugler par la perspective de devenir avocats, sans apercevoir qu’ils risquent en réalité de perdre leur emploi », explique-t-on au sein du Collectif. Une pétition contre la proposition de réforme, lancée début avril, rassemble déjà déjà plus de 140 signatures.

« Le mépris dont témoigne le rapport Darrois à l’égard de notre profession est inacceptable », estime Philippe Antonio, juriste d’entreprise chez Ansys, un groupe américain éditeur de logiciels.

« Le pire, c’est que les associations censées nous représenter semblent accepter sans ciller cette OPA hostile des avocats. »

 Le collectif n’a pas de mots assez durs pour dénoncer le projet, tant dans son principe que dans ses modalités.

« La confidentialité qu’on nous présente comme le bienfait ultime de la réforme pour les juristes d’entreprise n’est qu’un gadget », s’insurge Guilain de Pontfarcy, legal manager France chez Arizona Chemical.

« Je n’ai aucun problème avec mes collègues américains sur ce sujet. En revanche, j’aperçois bien les risques de la proposition Darrois pour nous : être obligés à terme de passer un CAPA qui ne sert à rien ou s’exposer à devenir une sorte de sous-juriste à vie. Sans compter toutes les entreprises qui n’ont qu’un seul juriste et qui risquent
de le licencier pour le remplacer par un avocat. »

Voilà qui est bien loin des discours apaisants tenus par les associations en place. Ici l’opposition est radicale et les contre-propositions musclées : « d’accord pour le statut d’avocat en entreprise, à condition qu’il soit ouvert à tout juriste d’entreprise titulaire d’un diplôme de droit sans passage par le CAPA et qu’il soit identique au statut de
l’avocat traditionnel, notamment en donnant le droit de plaider devant toutes les juridictions pour le compte de l’employeur », assène Guilain de Pontfarcy. Créé via Internet il y a seulement quelques semaines, le collectif envisage de se constituer en association et compte bien s’inviter dans les débats.

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http://www.juriforum.fr
Par Juristes d'entreprise - Publié dans : On parle de nous
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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 14:40

Dans son rapport sur l’économie française, l'OCDE analyse l’impact économique d’une règlementation à outrance de certaines professions (et notamment juridiques).

Sont notamment visées au premier chef les professions juridiques, parmi lesquelles on peut compter les avocats.

 

Pour l’OCDE, « les restrictions à la pratique vont sans doute au-delà de ce qui est nécessaire pour offrir au consommateur une protection adéquate ».


 En ligne de mire, le nombre d’années d’études nécessaires pour exercer certaines professions règlementées : « le nombre d’années d’études requises pour l’obtention des
diplômes exigés pour exercer les professions d’expert-comptable, d’architecte et de juriste est sensiblement supérieur en France que dans nombreux autres pays de l’OCDE ». 

D’une manière générale, la France présente un haut degré de règlementation qui nuit à la concurrence et à l’emploi.


L’OCDE note en effet que le secteur des professions règlementées « ne comptent que pour une part relativement faible de l’emploi » en France, en comparaison avec d’autres pays de l’OCDE.


Libérer ces professions de toute contrainte règlementaire représenterait un « potentiel de croissance substantiel en raison du déficit d’emplois qui les caractérise par rapport à d’autres pays ».

 

Autre conséquence néfaste relevée par l’OCDE : la pratique de « tarifs élevés » par ces professions règlementées, due notamment au défaut de concurrence.

 

Le fait que les barrières soient particulièrement élevées, illustre, selon l’OCDE  « la difficulté à réformer quand il s’agit de « dissiper des rentes créées de longue date ».

 

Il est assez intéressant d'analyser les propositions de l'OCDE à l'aune du rapport Darrois.

 

A cet  égard, ce dernier semble être totalement à contrecourant des préconisations des instances communautaires et internationales.

 

Ignorant  la directive Services des Communautés Européennes, en faveur d’une ouverture à la concurrence de certaines professions règlementées, - qui, rappelons le, doit être transposée en droit français afin la fin de l’année -, la commission Darrois persiste à raisonner en termes de fermeture et de monopole avec pour unique dessein de servir des intérêts strictement corporatistes.

 

Au lieu de régler le problème de multiplication des diplômes qui se surajoutent les uns aux autres, le rapport Darrois préconise la création d’une grande école de droit, à laquelle les étudiants accèderaient via un concours avec un niveau bac + 5, ce qui est résolument déraisonnable puisque cela revient un créer un numerus clausus qui est pourtant décrié par les institutions européennes et par l’OCDE.

 

La création du statut d’avocat en entreprise va elle aussi précisément à l’encontre des vœux de l’UE et de l’OCDE, puisqu’il s’agit d’étendre encore davantage le périmètre d’une profession règlementée, alors que rien ne le justifie (en tout cas ni l’intérêt des entreprises, ni l’intérêt collectif).

Lien vers le rapport de l'OCDE

Babs

Par Juristes d'entreprise - Publié dans : Libéralisation des services juridiques
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /Avr /2009 11:43
L'Association des Avocats Conseils d'Entreprises a publié un communiqué sur le Village de la Justice se prononçant sur l'accueil favorable qu'elle réserve au rapport de la Commission Darrois (quelle surprise!).

Voici un passage particulièrement intéressant sur la perception qu'ont certains avocats du travail des juristes d'entreprise.
L’élargissement des missions de l’avocat, notamment en permettant l’exercice de l’avocat en entreprise rejoint les propositions constantes de l’ACE et sera le moyen d’augmenter la place du droit dans notre société, ce qui est un devoir pour la profession d’avocat.
Nul besoin d'être omniscient pour saisir l'affirmation implicite: seul un élargissement des missions de l'avocat permettrait d'augmenter la place du droit dans notre société.
D'aucuns argueraient que l'on ne pourrait reprocher à une association défendant les intérêts des avocats conseils d'entreprises de prêcher pour leur paroisse.
Certes, ce serait néanmoins reconnaître que le but poursuivi est purement corporatiste.

Je préfère raisonner en fonction de l'intérêt général, qui en l'occurrence rejoint celui des juristes d'entreprise.

Juristes d'entreprise et avocats: des intérêts communs

Les juristes d'entreprise ont toujours déploré que le quidam ne perçoive le droit que par le seul prisme judiciaire. L'association d'idée a longtemps été systématique: droit = avocat = tribunal.
L'activité de conseil juridique n'étant à proprement parler pas clairement identifiée.
Nous nous sommes donc retrouvés ainsi dans un pays où beaucoup trop d'actes et de conseils juridiques ont été accomplis par les "professions du juridique par accessoire". Comprenez des professions dont l'activité principale n'est pas juridique et qui ne sont le plus souvent pas formées au droit (expert-comptables, conseils en ressources humaines...)

Les juristes d'entreprise ont donc dû bataillé ferme pour réinstaurer la fonction de conseil juridique.
Combien de fois n'ai-je entendu:
- Juriste d'entreprise? C'est quoi?

Nous ne reviendrons pas sur les raisons d'une telle méconnaissance partagée, la fusion des professions de conseils et avocats y ayant sûrement largement contribué. (Comment communiquer et sensibiliser sur la question juridique quand une déontologie propre à l'activité judiciaire en interdit toute forme?)

Le juriste d'entreprise est le garant de la sécurité juridique: il détecte, conseille et s'entoure...d'avocats !
Nous sommes certainement les premiers clients des avocats ! Nos intérêts sont communs : la sécurité juridique et l'accès au droit pour tous !

L'absence de reconnaissance

Beaucoup trop de voix s'élèvent pour applaudir des deux mains une réforme qui méprise le juriste d'entreprise.
Trouveriez-vous normal qu'on exigeât d'un ingénieur informatique qu'il ait 8 ans d'expérience pour exercer le même métier au motif qu'une réforme réserverait le conseil en informatique aux polytechniciens?
Quel en serait le motif autre que satisfaire les intérêts corporatistes des diplômés issus de l'X?
La situation est exactement la même ici.
Sauf à sous-entendre la sous-qualification de l'un par rapport à l'autre, il n'y aucun motif pour exiger une quelconque expérience pour permettre à des professionnels de bénéficier d'une réforme.

Nous sommes très largement favorables à ce que nous formions une seule et grande famille, encore faudrait-il qu'on n'ostracisât point tels frères et soeurs au motif qu'ils n'auraient pas les yeux bleus!

Avocats: vous voulez exercer notre métier? Rien ne vous l'interdit ! Pour ce faire, vous devrez vous soumettre à la concurrence des autres diplômés du droit.
Vous voulez créer une grande profession du droit réunissant nos deux métiers?
Intégrez-nous sans autre condition que la formation juridique (seul argument pertinent) et adaptez le CRFPA et la CAPA à l'exercice du conseil en entreprise pour les nouvelles générations.
Certains convoiteraient le gâteau pour eux-mêmes?


Par NEMO
http://uniqueetcommun.blogspot.com/ 

Par Juristes d'entreprise
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /Avr /2009 11:33
Afin de vous tenir au courant des différentes actions et actualités du Collectif de défense des juristes d'entreprise, je vous invite à vous inscrire à la newsletter sur ce blog.

Soyez acteurs de votre avenir: Marquez votre désaccord face à une proposition de réforme injuste et contraire à l'intérêt collectif!
Par Juristes d'entreprise
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /Avr /2009 11:11
Chers tous,

Nous vous informons qu'une conférence est organisée à l'initiative de l'association étudiante "Le petit juriste" sur le thème de l’avenir des professions du droit et des étudiants", le jeudi 14 mai prochain.

Elle se tiendra dans l’amphithéâtre 1 de l’université Paris II Panthéon Assas en présence de Monsieur Jean-Michel DARROIS himself, et de quelques sommités universitaires.

Le rapport DARROIS ayant pour le moins assombri, s'il en était besoin, l'"avenir" des étudiants en droit et des juristes d'entreprise, c'est le moment ou jamais de manifester notre désaccord et de poser les questions qui fâchent!

Nous vous invitons (en tout cas pour les parisiens), à vous rendre très vite sur le site de l'association d'étudiants organisatrice, et à vous inscrire à cette conférence:

 http://www.lepetitjuriste.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=104:conference-lavenir-des-professions-juridiques-et-des-etudiants-en-droit-&catid=13:conference&Itemid=15

Merci.

Par Juristes d'entreprise - Publié dans : Evénements
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Le Collectif de Défense des JE

  • Collectif de Défense des Juristes d'Entreprise
  • : Mobilisation des juristes d'entreprise contre le rapport Darrois, notamment en ce qui concerne les dispositions relatives au statut d'avocat en entreprise et la suppression programmée de la passerelle vers l'exercice en libéral.
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Edgar Morin,  Pour une politique de civilisation, éd. arléa

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